yldfTrès belle soirée organisée à l’Hôtel Beauharnais en l’honneur du 2è Jubilé qui commémorera en septembre prochain, le deux centième anniversaire de la mort de Joséphine

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  L’impératrice, encadrée de ses dames d’honneur, chasseurs et grenadiers à cheval du Xe escadron ont redonné vie par leur présence à cette splendide demeure qui représente l’apogée du style Empire en France, En amont de l’évènement la mise en place fut étudiée avec minutie avec la responsable du protocole, et les derniers détails réglés sur place. Nous pûmes enfin accueillir les invités, sous les regards amusés et attentifs du service de sécurité, A l’extérieur, la musique de la garde jouait sans discontinuité. Le dispositif de la Garde, positionnée le long du parcours amenait naturellement les invités à gravir l’escalier d’honneur afin d’être accueillis, à l’étage, dans le premier salon, par Madame l’Ambassadeur et Patrick Ollier, député Maire de Rueil Malmaison et ancien ministre. Quelques mots d’accueil à chaque invité qui ensuite se dirigeait vers le grand salon central, assez spacieux pour réunir les nombreux participants. Puis, la Garde fit son entrée et prit place le long d’un côté du salon en se frayant avec autorité un passage quelque peu difficile, L’impératrice fut alors annoncée. Belle apparition de la femme de notre trompette, Impératrice du moment, somptueuse dans sa robe d’apparat, dont la traine fut tenue par une dame en rouge et suivie par ses dames d’honneur. Ce fut amusant d’assister à cette arrivée, dans un silence total, suivi de murmures d’étonnement, puis d’applaudissements. Une fois ‘’Joséphine’’ à sa place, Madame l’Ambassadeur, devant un auditoire constitué entre autre d’Ambassadeurs, du Prince Napoléon, des têtes bien connues du SN, de la Fondation Nap, de Pdts de grandes Entreprises nationales , prononça un discours très courtois et chaleureux dans lequel pour associer nos deux pays, elle tenta de faire passer les aigles impériaux français, peints au plafond, pour des aigles Allemands ! Le discours du maire de Rueil Malmaison suivit avec une bonne répartie et avec beaucoup d’humour, restitua aux fameux aigles impériaux leur nationalité ! Bon nombre de compliments furent adressés à Joséphine, puis les festivités commencèrent. Lors de cette deuxième partie de soirée, ainsi qu’il nous était demandé, nous nous sommes mêlés aux convives. Madame l’Ambassadeur, d’une amabilité extrême, fut parfaite dans son rôle de diplomate et de maitresse de maison. Lors d’un court échange avec elle, j’eu l’audace de lui dire que, nous, les chasseurs à cheval, étions un peu chez nous, Eugène étant notre ‘’patron’’ ; et pour preuve, je lui désignais un tableau représentant Eugène à cheval en uniforme des chasseurs à cheval. Elle me demanda de poser pour une photo avec elle devant le fameux tableau. Puis, s’approcha le maire de Rueil, qui, visiblement féru d’armes blanches prit en main, pour l’examiner le sabre du major des dragons et madame l’Ambassadeur fit de même avec le mien. Plus tard, j’ai eu le plaisir d’échanger un long moment avec notre ancienne ministre de la défense, ’’MAM’’, que j’avais interpellé en 2005 à Vienne, l’avant-veille de la commémo d’Austerlitz pour lui faire part de notre mécontentement de l’absence de cérémonies officielles françaises. Je lui rappelais ce fait, et ai évoqué la présence du Charles de Gaulle aux commémorations de Trafalgar. Elle en rit, et fit quelques confidences au sujet de la situation à l’époque. Après nos longues civilités et afin de faire une pause, le Xe battit retraite vers la chambre d’Eugène, haut lieu stratégique pour nous ! En effet, outre la beauté de la pièce située pratiquement à l’extrémité du bâtiment et donc peu fréquentée, ce fut en revanche le point de passage obligé pour le personnel s’occupant de la restauration. De plus, plusieurs fauteuils étaient autorisés (pas le lit), Delphine y tint salon! Nous y avons établi nos quartiers et je crois que nous avons bien fait. David Chanteranne, vieil ami avec qui nos routes se croisent continuellement aux 4 coins de l’Europe, depuis des années, vint nous retrouver et nous fit le plaisir d’organiser pour le Xè une visite des lieux. Pour finir, séance photo dans les jardins, côté Seine. Sans fausse modestie, nous avons produit notre effet et nous pouvons, une fois de plus, rendre hommage aux dames de cour qui furent brillantes, portaient des tenues somptueuses et des parures pour la grande majorité, d’époque! Joséphine, incroyablement rayonnante et élégante a très bien tenu son rôle. La grande classe, félicitations, Guy ! Félicitations aux dames d’honneur, aux chasseurs et grenadiers à cheval qui ont bien accompli leur mission. Un grand merci à Madame l’Ambassadeur de nous avoir fait confiance. La nuit était tombée lorsque nous sommes repartis. Le moment le plus difficile quand nous avons la chance de vivre ce type de moments rares et improbables, est le retour à la réalité quand le rideau des festivités tombe. Après avoir pris congé de nos camarades, retour vers le quartier Catroux avec Christian A. et réunion de travail jusqu’à 2h…. Nuit courte mais quand on aime…..